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Guinée-Bissau : le gouvernement appelle au calme après des rumeurs de tensions

il y a 24 heures
2 min de lecture

Le ministère de l'Intérieur bissau-guinéen a publiquement appelé la population au calme, mardi 29 septembre, après la circulation sur les réseaux sociaux de rumeurs faisant état d'un "mécontentement" au sein d'une partie de la garde présidentielle. Cet épisode survient au lendemain de l'annonce, par l'ancien président en exil Umaro Sissoco Embaló, de son prochain retour au pays et de sa candidature à l'élection présidentielle de décembre.

Des rumeurs de désarmement de membres de la garde

Selon plusieurs comptes relayés sur les réseaux sociaux, un contingent de membres de la garde présidentielle — dont des officiers — aurait été muté vers d'autres unités de l'armée de terre, avant d'être désarmé et placé sous le contrôle de l'état-major général des forces armées. Ces mêmes comptes indiquaient que les membres de la garde ainsi déplacés auraient exprimé leur mécontentement.

Ces informations ont rapidement semé l'inquiétude à Bissau. Selon des habitants cités par des médias locaux, la capitale s'est transformée en "ville morte" le 29 septembre : les écoles ont renvoyé leurs élèves plus tôt, et les institutions publiques comme privées du centre-ville, à proximité du palais présidentiel et des différents ministères, ont fermé leurs portes. "La population est plongée dans la panique et l'incertitude", a décrit un habitant.

La réponse officielle : des mutations "normales"

Face à l'ampleur de la polémique, le ministère de l'Intérieur a tenu une conférence de presse le jour même. Son porte-parole, Agostinho Tonecas Djaló, a déclaré qu'"il n'existe aucune situation alarmante susceptible de provoquer la panique à Bissau".

M. Djaló a présenté les mouvements de militaires observés comme de "simples mutations" internes aux forces de défense et de sécurité : "Les mouvements de personnel récemment observés relèvent de nominations normales au sein des différentes unités des forces de défense et de sécurité. C'est parfaitement normal dans les corps en uniforme."

Il a appelé la population à "vaquer tranquillement à ses occupations quotidiennes", soulignant que "le pays est calme et que ceux qui doivent aller à l'école doivent y aller".

Contexte politique : le retour annoncé d'Embaló

Le moment de ces rumeurs est particulièrement sensible. La veille, le 28 septembre, l'ancien président Umaro Sissoco Embaló a annoncé, dans un entretien accordé à l'AFP, qu'il rentrerait en Guinée-Bissau et se porterait candidat à l'élection présidentielle prévue le 6 décembre.

Selon des sources citées par Reuters

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